La formule est un peu triviale, mais elle s’applique pleinement à la nouvelle réalité du Moyen-Orient : en Irak et en Syrie, aujourd’hui, les Etats-Unis et leurs amis européens sont « en retard d’une guerre ». Il n’y a, sans doute, plus aucune bonne solution face à ce volcan en éruption. Mais au moins faudrait-il oser le regarder en face, afin de tâcher d’éviter de se rendre coupable de nouvelles explosions en cascade.
La réunion des Etats coalisés contre le djihadisme, qui s’est tenue à Paris mardi dans l’indifférence presque générale, l’a démontré à l’envi. La « stratégie » menée par les Etats-Unis, derrière laquelle s’alignent cahin-caha leurs alliés, n’en est pas une.
Irak, Syrie, l’Occident en retard d’une guerre
Luis Lema | Tribune de Genève
Article mis en ligne le 7 juin 2015