Longtemps, comme beaucoup de rescapés des camps, il s’est tu, n’a pas voulu revoir Auschwitz. Et puis Elie Buzyn, 86 ans aujourd’hui, s’est senti investi du devoir de transmettre la mémoire de la Shoah, auprès de jeunes qu’il appelle à être "des témoins des témoins".
Ce petit homme affable reçoit l’AFP dans son appartement parisien, à quelques jours du 70e anniversaire de la libération des camps nazis, qu’il vivra mardi à Bruxelles à l’invitation de la Commission européenne.
Elie Buzyn sourit devant "l’empressement" des médias autour de ces commémorations. "Tout le monde est sà »r qu’aux 80 ans, il n’y aura plus de survivants...", glisse-t-il d’un oeil vif.
Elie Buzyn, rescapé d’Auschwitz habité par le devoir du témoin
La depeche.fr
Article mis en ligne le 16 avril 2015