Seulement quelques kilomètres séparent ce qui était jadis appelé "Muhayyam al Yarmouk" de l’élégant palais du président Bachar al-Assad situé sur le mont Qassioun. Je me demande s’il peut parfois entendre les cris des victimes innocentes dont les têtes et les mains sont tranchées par les membres du groupe Etat islamique (EI), ou s’il perçoit les larmes silencieuses des petits enfants privés de pain, d’eau et de médicaments.
C’est évidemment une question rhétorique, le camp de Yarmouk n’est pas le premier endroit confronté à des souffrances intenables en Syrie et ce ne sera pas le dernier non plus. 250 000 personnes ont péri dans les flammes de la guerre syrienne jusqu’à aujourd’hui et cela ne semble pas impressionner le président. Mais il semble aussi que personne dans le reste du monde s’intéresse vraiment à ce qui se passe à Yarmouk.
Où est le Mohammed al-Durah du camp de Yarmouk ?
Ksenia Svetlova, députée à la Knesset | i24news
Article mis en ligne le 11 avril 2015