Des salles de classe de Garissa à la rédaction de Charlie Hebdo en passant par le musée du Bardo, le procédé a été le même : des hommes armés ont fait irruption, tué au nom de leur « Dieu  » des gens qui ne pensaient pas la même chose qu’eux ; des gens qui ne pouvaient pas se défendre. Fusils en main, ils ont mitraillé, ouvert des rivières de sang, scandé quelques vils slogans avant de se jeter dans une martyrologie qui les reniera à la seconde. 12 – 22 – 147, vies : la petite arithmétique de la mort n’est pas ici importante : elle est presqu’indécente quand elle verse dans les comparaisons pour réclamer plus d’émotion en fonction du caractère numérique. Les vies humaines ne se quantifient pas.
Attentat au Kenya : Je suis Garissa
Elgas | Causeur
Article mis en ligne le 6 avril 2015