Le maître de Damas ne peut pas être l’avenir de la Syrie
Tribune de Laurent Fabius et Philip Hammond, ministres des affaires étrangères de France et du Royaume-Uni
Article mis en ligne le 1er mars 2015
Depuis le palais où il est reclus, Bachar Al-Assad ne se contente plus de faire la guerre à son propre peuple : il a lancé une démarche d’auto-réhabilitation. Dans les médias occidentaux, il tente de profiter de l’effroi suscité par les extrémistes pour se présenter en rempart contre le chaos. Certains paraissent sensibles à ce discours : face à la terreur, disent-ils, l’injustice et la dictature seraient préférables au désordre. En réalité, Bachar représente à la fois l’injustice, le désordre et la terreur. Et nous, France et Royaume-Uni, nous disons non aux trois.