À peine sorti de chez lui à Gaza, Abou Jihad a reçu neuf balles dans la jambe. Son tort ? Avoir brisé l’assignation à résidence imposée par le Hamas à trois cents membres du Fatah, son rival historique, dit-il sur son lit d’hôpital à Ramallah. "Jamais de ma vie, je n’aurais pensé être attaqué par le Hamas ou par n’importe quel autre mouvement palestinien", témoigne ce Gazaoui de 27 ans. Il a pu être transféré de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas vers la Cisjordanie où siège l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, le chef du Fatah, pour se faire soigner. Mais il n’accepte de raconter son calvaire que sous un pseudonyme et à condition que le nom de son hôpital reste secret.
Gaza : comment le Hamas s’en prend aux militants du Fatah
Le Point.fr | AFP
Article mis en ligne le 9 septembre 2014