Aucun fondement juridique à la dissolution de la LDJ
Léon-Lef Forster (avocat à la Cour de Paris, ancien membre du Conseil de l’ordre)
Article mis en ligne le 17 août 2014
Dissoudre la Ligue de défense juive (LDJ) constituerait une grave erreur. Non pas que certains comportements de ses membres soient acceptables. La violence et les propos xénophobes doivent toujours être dénoncés et le cas échéant poursuivis, en application des dispositions du code pénal, quand ils peuvent être attribués avec certitude. Néanmoins, la question doit être posée, d’une part, du principe essentiel de la liberté d’association et, d’autre part, de l’étrange simultanéité de la proposition de dissolution avec les manifestations propalestiniennes en France.