Au cinquième jour de l’opération israélienne "Bordure protectrice", le site Ynet indique qu’une ébauche d’accord de cessez-le-feu serait sur le point d’être élaborée sous la médiation de l"Egypte et du Qatar. Ce "brouillon" aurait été proposé à Israë l et au Hamas qui refuse pour le moment de l’accepter..
Le brouillon serait divisé en deux volets, sécuritaire et économique, semblables aux paragraphes de l’accord suite à l’opération "Pilier de défense" en novembre 2012.
Le chapitre sécuritaire comprend entre autre la remise en liberté des 56 membres du Hamas de l’accord Shalit qui ont été réincarcérés après l’enlèvement et l’assassinats des 3 adolescents israéliens et aussi la libération de la direction politique du Hamas en Cisjordanie qui ont également été appréhendés lors de la même opération.
Pour ce qui est du volet socio-économique, il s’agirait de revoir l’augmentation de l’espace maritime pour la pêche, la réduction des zones terrestre et maritime interdites et l’autorisation d’entrée de matériaux de construction par le point de passage de Rafah entre l’Egypte et Gaza. Ces clauses seraient plus favorables que celles de l’accord de 2012.
Le Hamas refuse néanmoins pour le moment de discuter de tout cessez-le-feu.
Selon le commentateur militaire de Ynet, Ron Ben Yishaï, l’organisation terroriste recherche la position de "vainqueur" ce qu’elle n’est pas en mesure d’atteindre actuellement sans images de destruction à Tel Aviv, par exemple.
Ben Yishaï estime que le Hamas est même prêt à une intervention terrestre israélienne au prix de destructions massives juste pour justifier d’une victoire auprès de ses partisans. A l’issue de l’opération "Pilier de Défense", le Hamas avait ainsi utilisé la destruction d’un immeuble à Rishon Le Tsiyon (sud de Tel Aviv) à des fins de propagande panarabe.
Israë l, de son côté, aurait fait part à l’Egypte et au Qatar de son accord de principe en vue de débattre des clauses d’un éventuel accord, en particulier du volet socio-économique.