M. BENJAMIN SHARONY (Israë l) a déclaré que son pays soutenait la mission humanitaire de l’UNRWA et reconnaissait son importante contribution au bien-être des réfugiés palestiniens et de leurs descendants. Cependant, Israë l s’oppose profondément à l’agenda politique de l’UNRWA, a-t-il souligné, en relevant que la politisation de la question des réfugiés constituait une véritable « injustice  ».
Tout réfugié dans le monde relève de la compétence du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), sauf les réfugiés palestiniens qui ont un statut à part, a-t-il précisé. Aucune des règles établies par le HCR ne s’applique aux réfugiés palestiniens, qui sont réfugiés à vie et se transmet à leurs enfants. Ceci explique pourquoi le nombre de réfugiés palestiniens est passé de 700 000 en 1948 à plus de 5 millions aujourd’hui. La plupart des réfugiés ne vivent plus dans des camps de réfugiés mais ils continuent de bénéficier d’une éducation et de soins gratuits, a-t-il assuré. « Si l’on appliquait les critères du HCR, il ne resterait que 50 000 réfugiés  », a estimé le représentant. En outre, l’éducation fournie par l’UNRWA aux enfants réfugiés leur enseigne que la seule solution est le « soi-disant droit au retour  ».
Par ailleurs, M. Sharony a soutenu que les États arabes, au lieu d’aider les réfugiés palestiniens, estiment que la création de l’UNRWA les libère de toute responsabilité. Par exemple, a-t-il indiqué, les réfugiés palestiniens sont empêchés de travailler dans de nombreux domaines au Liban. De nombreux États qui ont critiqué Israë l au cours du débat ne font rien ou presque rien pour appuyer l’UNRWA ou les réfugiés palestiniens, a-t-il fait remarquer. « La région est saturée de pétrodollars, mais les fonds s’assèchent lorsqu’il s’agit d’aider les réfugiés palestiniens ou de financer l’UNRWA  », a-t-il dénoncé, en soulignant que plus de 90% du budget de l’UNRWA proviennent de pays occidentaux.
Tout en tenant compte de son besoin de garantir sa sécurité, Israë l fait tout son possible pour faciliter les activités de l’UNRWA, a déclaré le représentant. À ce titre, la grande majorité des demandes de l’UNRWA sont approuvées dès que possible et l’UNRWA dispose d’un accès sans restriction aux autorités israéliennes à tous les niveaux, contrairement à ce que souligne le projet de résolution qui sera prochainement examiné par la Commission, a relevé le représentant.
En conclusion, M. Sharony a déclaré, en réponse aux délégations qui ont exprimé des préoccupations quant à l’interdiction d’importer du matériel de construction à Gaza, que les forces armées israéliennes avaient découvert, le mois passé, un tunnel long de deux kilomètres entre Gaza et une communauté israélienne, construit à l’aide de 500 tonnes de ciment prévues pour la reconstruction de Gaza. « Au lieu de construire des écoles, le Hamas construit des tunnels pour la contrebande d’armes et encourager le terrorisme  », a-t-il lancé avant de conclure.