Après trois semaines d’âpres combats, le régime de Bachar al-Assad a « enregistré une victoire  » (Maariv) en reprenant le contrôle de la ville de Qousseir, située dans la province de Homs à proximité du Liban. Pour les médias israéliens, la prise de Qousseir permettra au président syrien de créer une contiguïté territoriale entre Damas et le littoral méditerranéen.
Si la bataille est gagnée, notamment grâce à l’allié du Hezbollah, estiment les commentateurs, rien ne permet toutefois d’affirmer qu’Assad gagnera la guerre. Les journaux, qui relaient les estimations des services de sécurité israéliens, ne tirent en effet aucune conclusion hâtive sur l’issue de la guerre civile.
Les médias traitent également du marché d’armes entre la Russie et la Syrie. Les journaux relaient les déclarations de Vladimir Poutine selon lesquelles Moscou n’a pas encore livré les missiles de type S-300 à Damas.
La veille, devant les membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, le ministre de la Défense israélien, Moshé Yaalon, avait exprimé son inquiétude sur cette livraison d’armes.
« Nous suivons avec inquiétude la possibilité que la Russie transfère des batteries de type S- 300 à la Syrie. Selon nos estimations, ces missiles ne sont pas encore arrivés et s’ils arrivaient, ce ne serait pas avant 2014  ». Selon le ministre, Assad ne contrôle que 40% de son territoire « mais rien ne permet de réduire ce qu’il adviendra de son pouvoir  ».
Ce vendredi, les journaux titraient « des chars syriens à la frontière  », au lendemain de la prise de la ville de Quneitra par l’armée syrienne. Pour la première fois depuis la guerre de Kippour, des chars syriens sont entrés dans la ville située à à peine 200 mètres de la frontière israélienne. Les commentateurs s’inquiètent d’un possible effritement de la force de la FNUOD chargée de faire respecter l’accord de cessez-le –feu entre Israë l et la Syrie dans la zone tampon sur le plateau du Golan, suite au départ annoncé des 377 casques bleus autrichiens.
Les journaux indiquent que plusieurs centaines de touristes israéliens sont annulé leur séjour sur le plateau du Golan et que jusqu’à nouvel ordre, les agriculteurs israéliens ne pourront plus cultiver les terres à moins de 80 mètres de la frontière.