"Cela ne nous surprend pas, dans la mesure où cela va dans le sens de nos informations" : cette réaction, mercredi 5 juin, d’un haut diplomate israélien après la confirmation, par le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, de l’utilisation de gaz sarin en Syrie, ne signifie pas qu’Israë l s’attende à des conséquences militaires immédiates, bien au contraire. "Nous avons été les premiers à révéler le pot aux roses, même si nous l’avons fait de façon maladroite", rappelle-t-il, en faisant référence aux déclarations du général Itai Brun, chef du service d’analyse du renseignement militaire israélien, qui avait assuré, le 23 avril, que le régime du président Bachar Al-Assad a utilisé "des armes chimiques meurtrières, probablement du gaz sarin, dans un certain nombre d’incidents".
Syrie : Israë l doute de la volonté de Washington de franchir la ligne rouge d’une intervention militaire
Article mis en ligne le 5 juin 2013