Ils sont tous venus à l’invitation du cheikh Ahmed el-Haraish, de la tribu Qararsha. Les Bédouins du nord du Sinaï, ceux de la côte, ceux des montagnes du sud, bien d’autres encore, arrivent dans la belle vallée du Wadi Feran. Un endroit charmant qui échappe au soleil hargneux, ardent du Sinaï. Rempli de palmeraies, d’habitations troglodytiques et de champs d’opium à peine cachés, le Wadi Feran est un lieu dans lequel la police ne s’aventure plus depuis la révolution. Elle se contente d’en filtrer l’accès, sur la seule route qui relie cette vallée au reste du monde. Il y a bien un moment, en juin 2012, où elle a essayé d’arrêter un kidnappeur de touristes. Las : l’opération s’est soldée par deux morts du côté des autorités. De mieux en mieux armés, équipés de matériel venu de Libye, les Bédouins semblent, à l’abri de leurs montagnes, intouchables.
Les Bédouins du Sinaï menacent de créer leur milice
Le Figaro.fr
Article mis en ligne le 16 mai 2013