Hélène Keller-Lind
samedi 2 février 2013, par Desinfos
Bien ancré dans la modernité à certains égards, ayant les moyens de le faire, le Fatah de Mahmoud Abbas utilise les réseaux sociaux pour promouvoir son idéologie. Ce ne sont ni des scientifiques, ni des médecins, ni des écrivains ou des artistes de renommée qu’il donne en exemples à suivre. Mais ici une jeune femme dont son mari avait divorcé, ce qui n’est pas très bien vu dans la société palestinienne, qui a été utilisée par des mentors terroristes pour se frayer un chemin jusqu’à Jérusalem dans une ambulance du Croissant Rouge pour y faire des dizaines de victimes en se faisant exploser....
Une société palestinienne malade..
Une nouvelle fois le Fatah de Mahmoud Abbas indique à quel point la société palestinienne est malade. Car, si ce mouvement qui se distingua à ses débuts par son utilisation du terrorisme, comme le rappelait le Président palestinien lors des cérémonies marquant le 48ème anniversaire de sa fondation en citant une longue liste de « martyrs  » et comme le montrait un film, antisémite d’ailleurs, diffusé par la télévision officielle palestinienne pour l’occasion , il utilise aujourd’hui les réseaux sociaux pour continuer à promouvoir son idéologie de haine. A l’occasion de cet anniversaire il faisait l’éloge d’une terroriste suicide ou de Sadam Hussein sur sa Page Facebook
Car l’Autorité palestinienne ou le Fatah utilisent la presse écrite, avec notamment le quotidien officiel palestinien Al-Hayatt Al-Jadida, la télévision, avec la télévision officielle palestinienne PA TV, mais aussi les réseaux sociaux pour promouvoir son idéologie et on y cherchera en vain des notions de paix, de coopération avec l’État hébreu, ou même d’excellence académique, dans quelque domaine que ce soit. Ce qui y est omniprésent, c’est la détestation d’Israë l et des Juifs, la diabolisation et la délégitimation de l’État hébreu, sous toutes les formes possibles et imaginables. Et on notera que le budget qui y est consacré ne doit pas être négligeables car cette promotion de la haine est faite de manière systématique, quotidienne, professionnelle, multiforme. On n’oubliera pas l’utilisation des manuels scolaires pour ce faire. Beaucoup d’énergie, de savoir-faire et de fonds y sont consacrés, de toute évidence. Or l’Autorité palestinienne vit sous perfusion de fonds étrangers, européens ou nord-américains principalement et parfois arabes, mais à un degré moindre...
Palestinian Media Watch, Observatoire des Médias Palestiniens, répertorie ce nouvel enseignement de la haine de manière exhaustive http://palwatch.org/ . Lire ou voir la production de l’Autorité palestinienne ou du Fatah en la matière est effarant...Certains gouvernements donateurs agissent parfois pour couper des subventions ainsi détournées.
Le dernier exemple en date est la place consacrée à une terroriste suicide dans la Page Facebook du Fatah. Wafa Idris y est présentée de manière dithyrambique : « cette belle fleur qui, avec une opération menée pour rechercher le martyre, a bouleversé les considérations sécuritaires israéliennes qui se concentraient seulement sur les jeunes Palestiniens  ». On notera que la jeune femme a donc été utilisée et sacrifiée de manière délibérée.
Et le Fatah de rappeler le parcours – revu et amélioré- de cette jeune femme dont le mari avait divorcé car le couple était sans enfant. Un « double déshonneur  » pour elle dans la société palestinienne. Car comment pouvait-elle espérer retrouver un époux dans ces conditions...Et s’y est ajouté, sans doute, son désespoir de devoir envisager un avenir sans enfants, alors que, nous dit-on, elle les adorait...Mais de tout cela, cet éloge qui lui est rendu ne dira mot. L’histoire réécrite pour les besoins de la cause prétend que cette secrétaire du Croissant Rouge aurait été poussée au désespoir au vu du sang palestinien versé, ce que prétend la version officielle. Utilisée par des terroristes du Tanzim, faction armée du Fatah, elle se servit d’une ambulance palestinienne pour parvenir à Jérusalem et s’y faire exploser au milieu de civils Tuant une personne et en blessant près d’une centaine .
Elle a été parmi les quelques femmes palestiniennes manipulées et utilisées ainsi de sang froida par les instances terroristes palestiniennes pour rejoindre les rangs des « martyrs  » glorifiés et donnés comme exemples à suivre à chaque occasion. Ici cette Page Facebook du Fatah au pouvoir marquait le onzième anniversaire de l’attentat qu’elle commit.
On cherchera en vain dans la production palestinienne un éloge de scientifiques, médecins, chercheurs, artistes, palestiniens, de renommée internationale...L’exemple à suivre donné systématiquement est toujours le « martyr  » ou « le martyre  »...ou comment élever des générations dans le refus de la paix....