Deux Palestiniens viennent d’être condamnés à dix ans de travaux forcés par le Tribunal de Première Instance de Bethléem pour avoir voulu vendre une parcelle de terre à un Israélien. Ils ont fait appel de la décision. Ils risquent la peine de mort.
Dix ans de travaux forcés
Le propriétaire d’une parcelle de terrain qui, selon l’agence palestinienne officielle WAFA, se trouve à l’intérieur de l’implantation Bitar Illite, vient d’être condamné à dix ans de travaux forcés pour avoir voulu la vendre à un acquéreur israélien. Son coaccusé, qui travaille dans la construction dans cette implantation avait fait le lien entre vendeur et acquéreur. Il écope de la même peine.
Bitar Illite est une implantation de près de 40.000 personnes, des orthodoxes, située à une dizaine de kilomètres de Jérusalem, au nord des montagnes de Judée.
Ces deux Palestiniens sont accusés par les autorités palestiniennes de s’être entendus pour « couper une partie de la terre de l’État de Palestine pour l’annexer à Israë l  ». A savoir la vendre pour un montant de 45.000 $.
WAFA note que la transaction n’a pu se faire, les services de sécurité préventive palestinienne en ayant eu vent avant qu’elle soit complétée et ayant arrêté les deux protagonistes.
Le nom des deux accusés n’a pas été divulgué étant donné qu’ils ont fait appel de la décision ; mais leurs initiales ont été données. L’un est âgé de 64 ans, l’autre de 49 ans. Tous deux viennent du village palestinien de Housan. Il est donc aisé de les identifier et on peut imaginer la manière dont leur famille sera traitée...
Vendre une terre située « entre le Jourdain et la Méditerranée  » à des acquéreurs israéliens est passible de la peine de mort
On notera, en effet, que selon la loi et les autorités palestiniennes vendre des terres à des Israéliens est passible de la peine de mort, les coupables étant accusé de traitrise et de vouloir « judaïser  » la terre considérée comme palestinienne. Parmi les remarques faites par des dirigeants à cet égard, on notera que cela s’applique à toute terre située « de la rivière *Jourdain* à la mer *Méditerranée*
Un slogan qui a été réaffirmée par Khaled Meshal lors de sa récente visite dans la Bande de Gaza, on le sait, et à la quelle Mahmoud Abbas n’a apporté aucun démenti...