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Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
Article mis en ligne le 7 novembre 2012

4. Territoires palestiniens
Q - Bonjour, je voulais commencer par les Palestiniens, qui sont déterminés
àdéposer leur demande d’admission àl’ONU, en tant qu’État non-membre,
dans le courant du mois. Je voulais savoir quelle va être la position de la
France ? Va-t-elle voter en faveur de cette demande ?

R - Nous définirons notre position quand nous verrons cette demande
palestinienne, sur le texte tel qu’il sera. Nous aurons en tête une
préoccupation principale, c’est-à-dire, que l’on avance vers l’objectif de
deux États, qui est la position de la France. Nous prendrons une décision
aussi en concertation avec nos principaux partenaires dans le cadre des Nations
unies.

Q - Pendant la visite du Premier ministre israélien, le président a abordé
cette question et il semblait réticent àl’idée que les Palestiniens
déposent une telle demande àl’Assemblée générale de l’ONU, alors que dans
une période ultérieure, la France encourageait les Palestiniens àaller à
l’Assemblée générale plutôt qu’au Conseil de sécurité. Ma question est :
la position de la France a-t-elle changé àce niveau ?

R - Non, la position de la France n’a pas changé. Ce que nous souhaitons c’est
la reprise de la négociation. C’est ce qu’a dit le président de la
République. Tout ce qui peut contribuer àla reprise de la négociation, la
France souhaite l’encourager. Il n’y a pas de changement. La position est
connue, la France est attachée àla solution de deux États. Le ministre des
affaires étrangères l’a rappelé le 24 octobre, àl’Assemblée nationale. Il
a dit « nous pensons qu’il n’y a pas de solution possible sans la coexistence
de deux États ». Un État israélien qui doit pouvoir vivre en paix et en
sécurité, d’un côté et un État palestinien, qui doit être viable et
effectif. Il a insisté : « la priorité est la reprise des négociations entre
les deux parties pour parvenir àune solution àce conflit ».

Q - Il fut un temps où la France encourageait fermement les Palestiniens à
aller devant l’Assemblée générale de l’ONU. Là, vous semblez hésiter et
votre réponse est un indice àce niveau. Donc qu’en est-il exactement de la
position française ?

R - Encore une fois, la position française c’est la reprise des négociations
pour parvenir àune solution de deux États.

Q - Vous conseillez aux Palestiniens et vous confirmez leur crainte de se
retrouver seuls, sans appui français, de façon générale sans appui
européen, car les Européens leur ont conseillé d’aller d’abord devant
l’Assemblée générale et làils se retrouvent tous seuls, c’est-à-dire
qu’il faut recommencer des négociations.

R - On ne donne pas de conseil sur ce point précis, sur ce qu’il convient ou
non de faire àl’Assemblée générale des Nations unies autre que nous
souhaitons encourager tout ce qui peut favoriser la reprise des négociations
entre les parties.

Q - L’année dernière, vous avez voté en faveur de l’admission de la
Palestine en tant qu’État membre àl’UNESCO, l’intitulé du vote était « la
Palestine, État membre de l’UNESCO », avec la réponse d’aujourd’hui,
apparemment il y a un petit recul, si vous permettez l’expression. De plus, le
président palestinien lui-même a répété ici même àl’Élysée, lorsqu’il
est venu voir le président, il n’y a pas très longtemps que la demande
d’admission àl’Assemblée générale des Nations unies n’est pas contraire
aux principes des négociations mais c’est pour fortifier, pour renforcer la
position des Palestiniens, pour aller négocier. Donc je voudrais savoir si
votre position de principe sur l’admission de la Palestine, en tant que membre
des Nations unies, a changé et deux, comment expliquez-vous cette
contradiction entre le vote àl’UNESCO et l’hésitation d’aujourd’hui ?

R - On ne peut pas parler d’hésitation aujourd’hui. Simplement pour prendre
position sur la demande palestinienne qui sera présentée àl’Assemblée
générale, il faut que l’on puisse examiner cette demande. Elle ne nous a pas
encore été présentée donc on ne peut pas indiquer quel sera le sens de
notre vote. Mais la position de principe est de soutenir tout ce qui peut
favoriser la reprise de la négociation, pour parvenir àla solution de deux
États, comme je l’ai rappelé tout àl’heure.