Q - Votre vis-à -vis russe répondait hier à une question lors d’un point de
presse, il a dit que la Russie a refusé d’assister à une réunion des Amis
de la Syrie prévue à Abu Dhabi. Ce qui m’a grandement étonné. Êtes-vous
au courant d’une réunion à Abu Dhabi sur la Syrie ?
R - C’est une réunion qui s’est tenue hier à Abu Dhabi à laquelle un
certain nombre de pays étaient présents.
Q - Dont la France ?
R - Dont la France. Et à cet égard, je voudrais rappeler que la communauté
internationale est fortement mobilisée sur la Syrie, cela n’aura échappé
à personne. Il y a de nombreuses réunions dans différents formats, dans
différents lieux et sur différents sujets. La France a participé à cette
réunion.
La France est pleinement engagée avec ses partenaires, en appui de l’ONU et
de la Ligue arabe, en soutien à la mission de l’Envoyé spécial conjoint,
M. Kofi Annan, pour que les massacres perpétrés par le régime cessent et
qu’il soit fait droit aux revendications légitimes du peuple syrien.
Q - C’est l’ambassadeur qui était présent ? Est-ce qu’il y aura une
conférence à Paris ?
R - Oui, c’était Éric Chevallier qui était sur place. S’agissant du
groupe des Amis du peuple syrien, Laurent Fabius hier s’est exprimé sur le
sujet en réponse à une question, il a confirmé, je renvoie à ses propos qui
sont publics que nous préparions par une série de contacts avec tous nos
partenaires, de manière à ce que la conférence, lorsqu’elle se tiendra,
débouche sur des résultats et permette de faire avancer les choses. Je
confirme que cette conférence nous l’avons bien sur l’écran radar et que
nous la préparons.
Q - Cette réunion s’est tenue toujours sous le label des Amis du peuple
syrien ?
R - La réunion d’Abu Dhabi, c’était une réunion sur la reconstruction
économique de la Syrie. Lorsqu’on parle de la Conférence de Paris, on est
dans la suite de Tunis et d’Istanbul.
Q - Les évaluations de l’infiltration du mouvement de résistance en Syrie
par Al-Qaïda, est-ce que la France a un point de vue là dessus ? Avez-vous
une évaluation ?
R - Sur la Syrie, la France a un point de vue. Il est très clair. C’est
qu’il serait plus que temps que le régime de Damas s’arrête de massacrer
et de tuer son peuple. C’est ça notre point de vue.
Q - Selon des sources, les Américains disent qu’ils sont prêts à soutenir
militairement l’armée de libération de la Syrie. Est-ce que la France est
prête à le faire ?
R - Je ne sais pas quelle source vous citez. Je n’ai pas vu de déclaration
américaine officielle sur ce sujet.
Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est de poursuivre la mobilisation
internationale.
Ce qui nous importe, c’est la mobilisation internationale pour faire pression
sur le régime de manière à ce qu’il arrête de tuer son peuple. Vous
voyez, il y a des bombardements qui sont menés par les forces de sécurité
syriennes tous les jours. Cela est la première chose.
La deuxième chose, c’est la mobilisation internationale en soutien de Kofi
Annan et de la mise en œuvre du plan de Kofi Annan. C’est cela l’axe
principal de notre effort aujourd’hui.
Q - Y-a-t-il une date pour la venue de M. Poutine ?
R - Comme je l’ai dit, c’est l’Élysée qui communiquera.
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20120525.html#Chapitre14