Fin octobre, le docteur Tawfik Chamaa, président des Démocrates syriens, une association genevoise hostile au régime de Damas, dénonce la passivité de la Suisse. "Que fait Berne pour repérer les avoirs que les Assad cachent dans les banques suisses ?" proteste-t-il. Ce médecin syrien affirme que des milliards ont transité par le Liban avant d’atterrir sur des comptes à Genève et à Zurich. Peu avant, le 19 septembre 2011, Shady Ammane, animateur du collectif Jasmin, prend la parole au Conseil des droits de l’homme pour dénoncer la dictature syrienne. Le 29 septembre, la voiture de cet enseignant est vandalisée et dévalisée.
Souvent soupçonnée de laxisme vis-à-vis des dictateurs, la Suisse fait du zèle contre le régime syrien. Mais les résultats sont décevants.
La difficile traque des fonds syriens en Suisse
Le Point.fr
Article mis en ligne le 17 janvier 2012