Christian Denisot, 45 ans, a appelé Rue89 d’une voix calme mais déterminée ce lundi matin pour revendiquer un geste qu’il qualifié lui-même de « critiquable  » avec un « objectif légitime  ». (...) Ses demandes étaient doubles : elles portaient sur la précarité et le mépris dont il se dit l’objet de la part de l’administration Pôle emploi, mais aussi, « la dissolution des groupuscules sionistes violents » en France.
(...) « Je veux provoquer une prise de conscience nationale  »
Mais ses revendications ne s’arrêtent pas à la précarité et à ses mésaventures avec Pôle emploi qui lui ont déjà valu quelques ennuis avec la police.
Des 20 pages de son manifeste, Christian Denisot en consacre 5 à ses problèmes de chômeur. Le reste, soit 15 pages, est voué à « provoquer une prise de conscience nationale sur une situation inacceptable  » : celle qui permettrait, selon lui, aux tenants du sionisme le plus violent d’agir en France en toute impunité.
Dans son viseur, on trouve principalement quatre cibles :
le Betar, un mouvement de jeunesse juif radical, fondé en Lettonie en 1923 par Wladimir Jabotinsky, leader de l’aile droite du sionisme à l’époque. La branche française du Betar est considérée comme proche du Likoud, le parti conservateur israélien qui dirige la coalition de droite au pouvoir dans ce pays ;
la Ligue de défense juive, mouvement jumeau du parti israélien Kahane Chaï, considéré comme terroriste en Israë l et aux Etats-Unis. En France, la LDJ n’a pas d’existence légale ;
Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) ;
le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
Sur quinze pages, il liste de nombreux événements survenus depuis une dizaine d’années qui prouvent, selon lui, d’une part que ces organisations ne sont pas objectives dans leur dénonciation de l’antisémitisme, qu’elles confondent avec l’antisionisme et la critique de la politique israélienne, et d’autre part qu’elles bénéficient d’une totale impunité pour le faire. (...)