Presque toutes les décisions concernant la construction dans les territoires réussissent à mettre en colère l’un des camps de l’échiquier politique, mais rares sont celles qui arrivent à énerver la droite autant que la gauche.
L’Etat a informé la Cour suprême de son intention de procéder à la démolition graduelle, dès la fin des fêtes, de 100 à 150 bâtiments illégaux construits en Judée-Samarie. Mille colons habitent dans ces maisons bâties sur des terres palestiniennes privées ou sur des terres dont les propriétaires n’ont pas pu être localisés. Dans le même temps, l’Etat a fait part de son projet de légalisation de dix implantations construites sur des terres d’Etat, parmi lesquelles Rehelim, Shvout Rachel, Horsha et le quartier Hayovel, à Eli.
La première partie de cette décision, celle qui concerne les démolitions, a suscité beaucoup de colère au sein de la droite et des colons. Si les habitants des maisons vouées à la démolition ne devraient pas avoir recours à la violence, l’extrême droite a déjà annoncé qu’elle ne laisserait pas passer sous silence ces démolitions.
Hier, le président du Conseil des colons de la Judée-Samarie a adressé une lettre à tous les ministres dans laquelle il les appelait à s’opposer aux démolitions. En revanche, au sein de l’ONG Peace Now, dont les requêtes en justice ont amené à la décision du gouvernement de procéder à ces démolitions, les critiques fusent suite à la décision de légaliser des implantations. « Pour toute maison destinée à être démolie, il y en a une dizaine d’autres que le gouvernement israélien prévoit de légaliser  », a indiqué Yariv Oppenheimer, secrétaire général de Peace Now.