Le Premier ministre Netanyahu cherche activement à obtenir dans un avenir proche un entretien en tête à tête avec le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen. C’est ce qui ressort des réunions du Forum des huit consacrées au dossier palestinien qui se sont tenues mardi dernier et hier.
Selon de hauts responsables politiques, le Premier ministre aurait « franchi le Rubicon  » et serait prêt, pour la première fois depuis deux ans, à présenter une carte avec la proposition israélienne concernant les frontières de l’Etat palestinien, sous réserve de la mise en place de dispositifs de sécurité.
Hier, le Premier ministre a fait savoir officiellement qu’il est prêt à reprendre les pourparlers sur la base de la proposition faite par le Quartette la semaine dernière. Selon un communiqué publié hier par le bureau du Premier ministre, « Israë l se félicite de l’appel lancé par le Quartette international en faveur de pourparlers directs entre Israë l et l’Autorité palestinienne, sans conditions préalables  ».
Bien que certains ministres aient réclamé d’inclure dans la réponse israélienne au Quartette une liste de réserves officielles, le Premier ministre a décidé de dire « oui  » et il a été décidé, en accord avec le gouvernement américain, que ces réserves seraient évoquées dans le cadre des pourparlers. « Bien qu’Israë l ait plusieurs réserves, qu’il évoquera dans le cadre des pourparlers, il appelle l’Autorité palestinienne à l’imiter et à se joindre sans plus tarder à des pourparlers directs  », est-il dit dans le communiqué du bureau du Premier ministre.
Dans le cadre de ces réserves, Israë l réclame que les Palestiniens retirent la demande d’adhésion à l’ONU qu’ils ont déposée au Conseil de sécurité. « Nous ne sommes pas prêts à mener des pourparlers en ayant un pistolet sur la tempe  », a déclaré un haut responsable politique. L’autre réserve qui sera évoquée dans le cadre des négociations concerne le calendrier serré fixé par le Quartette et selon lequel Israë l et les Palestiniens ont trois mois pour parvenir à des ententes concernant les frontières et les dispositifs de sécurité. « C’est un calendrier draconien  », a déclaré ce haut responsable.