(...) Le président Barack Obama a pris la parole après la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, qui a prononcé un plaidoyer en faveur d’un Etat palestinien. Après une longue introduction sur le rôle des Nations-Unies et sur les bouleversements intervenus dans le monde arabe depuis une année, Obama a enfin abordé la question centrale du conflit israélo-palestinien. Le locataire de la Maison-Blanche a rappelé « que l’ONU n’était pas l’adresse pour la création d’un Etat palestinien mais seulement des négociations directes entre les parties  ». « Il n’y a pas de raccourci  », a martelé Obama à plusieurs reprises
Mais lors de son développement, le président américain a agréablement surpris par son insistance sur la nécessité de comprendre les exigences d’Israë l : influence de la Shoah, petit pays entouré de pays hostiles qui ont à plusieurs reprises tenté de l’éliminer, population soumise au terrorisme et aux tirs de missiles, et éducation à la haine des enfants arabes. Cette suite de plaidoyer en faveur de la position israélienne a provoqué des hochements de tête contrariés dans la délégation terroriste présente dans l’enceinte. Obama n’a par contre aucunement détaillé ce qu’il attendait d’Israë l, notamment les fameuses « lignes d’armistices d’avant 1967  » mais il n’a pas non plus évoqué la reconnaissance « d’un Etat juif  ». (...)