Les Etats-Unis continuent d’exercer de lourdes pressions sur les Palestiniens afin de les dissuader de s’adresser à l’ONU pour obtenir la reconnaissance d’un Etat indépendant. Les émissaires américains David Hale et Dennis Ross viendront à nouveau cette semaine dans la région dans un dernier effort pour empêcher la démarche unilatérale palestinienne.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a indiqué hier lors d’un point de presse : « Le seul moyen de parvenir à une solution durable, ce sont des pourparlers directs entre les parties. C’est une voie qui passe par Jérusalem et Ramallah, pas par New York  ».
Malgré ces fortes pressions en provenance de Washington, l’Autorité palestinienne n’a pas l’intention de renoncer à devenir un Etat membre de l’ONU. Muhammad Ashtieh, un des proches conseillers du président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, a déclaré hier que les Palestiniens prévoient toujours d’obtenir une reconnaissance en tant qu’Etat indépendant.
Selon lui, les dirigeants palestiniens sont prêts à entendre toutes les suggestions, mais ce dernier effort américain intervient trop tard. De hauts responsables américains ont cependant fait savoir que les Etats-Unis poursuivront leurs efforts pour empêcher la démarche palestinienne et rasseoir les parties à la table des négociations.
Par ailleurs, Gidi Schmerling, qui était jusqu’à peu directeur de la communication au bureau du Premier ministre dirigera la cellule de crise médiatique qui sera mise en place par Israë l durant l’assemblée générale de l’ONU. Les deux principaux messages d’Israë l seront : « La paix ne peut s’obtenir que par la négociation et non par des démarches unilatérales  » et « Au lendemain du vote à l’ONU, toutes les options sont ouvertes du point de vue d’Israë l  ». Le Premier ministre Netanyahu n’a lui pas encore décidé s’il se rendra à l’assemblée générale.