Le site internet du journal égyptien al-Ahram, citait hier un haut responsable égyptien selon qui, à la veille de l’attaque contre l’ambassade d’Israë l ce week-end, le Caire avait demandé à Jérusalem de laisser son ambassadeur en « vacances prolongées  » en Israë l, pour éviter des tensions et par crainte que des manifestants égyptiens ne s’en prennent à l’ambassade. Selon ce haut responsable, le gouvernement israélien a insisté pour que l’ambassadeur rentre au Caire au plus vite. En Israë l on démentait hier qu’une telle demande ait été adressée par les Egyptiens.
Toujours selon al-Ahram, les Egyptiens auraient promis au gouvernement américain et à Israë l que des mesures de sécurité bien plus importantes seront prises afin de s’assurer qu’une telle attaque ne se reproduira pas. Selon le journal, deux hauts responsables israéliens se sont rendus au Caire pour examiner les dispositifs de sécurité qui permettront la réouverture de l’ambassade, une des possibilités étant sa relocalisation.
Il semble que les relations entre les services de sécurité des deux pays se maintiennent tant bien que mal, notamment grâce au Mossad et aux renseignements égyptiens, dirigés par Morad Mowafi, qui restent en contact permanent.
Le général Mohamed Tantawi, chef du Conseil militaire supérieur, et les autres membres de ce Conseil, continuent eux leur numéro de funambule en ce qui concerne leurs relations avec Israë l. Si les déclarations anti-israéliennes sont quotidiennes dans la presse et parmi les candidats à la présidence égyptienne, hier on pouvait voir que les autorités s’efforcent de calmer les esprits. Selon la presse, la police égyptienne a arrêté plus de cent participants présumés aux émeutes à l’ambassade et il semble que le régime hésite de moins en moins à prendre des mesures contre les manifestants.
Les principales personnalités politiques égyptiennes ont condamné hier l’attaque contre l’ambassade, à l’exception des Frères musulmans qui ont estimé que c’est là une réaction légitime à la politique de régime égyptien à l’égard d’Israë l, après la mort de cinq soldats égyptiens lors de l’incident frontalier qui a suivi l’attentat du 18 aoà »t dernier.