Israë l a lancé une campagne diplomatique destinée à déjouer une initiative arabe visant à placer le nucléaire israélien sous contrôle international. Cette initiative comprend deux mesures : Permettre aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique d’accéder à la centrale de Dimona et obliger Israë l à signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. La proposition sera débattue lors de la réunion annuelle de l’AIEA qui s’ouvrira le 19 septembre à Vienne.
L’année dernière, les pays arabes, poussés par l’Egypte, avaient déposé une proposition semblable, mais, au terme d’une campagne diplomatique internationale, Israë l était parvenu à la faire rejeter par 51 voix contre 46, 23 pays s’abstenant.
Reste qu’Israë l est aujourd’hui bien plus isolé que l’année dernière et qu’en outre, les pays arabes font pression pour que la résolution soit votée quelques jours avant l’ouverture des débats à l’assemblée générale de l’ONU sur la création d’un Etat palestinien, pour que la condamnation d’Israë l dans le domaine sensible du nucléaire motive la reconnaissance de l’Etat palestinien.
Le président, Shimon Pérès, le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, devraient s’entretenir dans les jours à venir avec divers dirigeants internationaux pour leur demander de soutenir Israë l dans ce dossier.