Etat d’alerte dans le sud du pays : Les routes menant à Eilat ont été fermées et des deux côtés de la frontière les forces de sécurité israéliennes et égyptiennes se préparent à l’éventualité qu’un attentat semblable à celui d’il y a deux semaines soit commis. Les renseignements évoquent une cellule de dix terroristes du Jihad islamique qui se trouverait actuellement dans le Sinaï et prévoit de commettre un attentat.
Du côté égyptien de la frontière, les forces de sécurité tentent d’intercepter la cellule dans le cadre de l’Opération Aigle, destinée à éradiquer les foyers de terrorisme dans le Sinaï. Selon la presse arabe, près de mille cinq cents soldats égyptiens sont à la poursuite de cette cellule terroriste à l’aide de chars et de blindés légers.
Selon le quotidien al-Khayat, le Conseil militaire égyptien garde le silence à ce sujet par crainte d’être accusé de collaborer avec Tsahal et de servir de « garde-frontière pour Israë l  », ce qui risquerait d’attiser les manifestations dans le pays. Toujours selon la presse égyptienne, les Palestiniens tentent eux aussi d’apaiser la situation sur le terrain et le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, a téléphoné au chef du Jihad islamique, Ramadan Abdallah Shallah, pour lui demander d’empêcher un attentat.
Les responsables militaires israéliens ont compris qu’ils ne pourraient pas déjouer l’attentat grâce à une opération offensive dans le Sinaï ou à Gaza et c’est pourquoi le directeur du Shabak, Yoram Cohen, et le chef d’état-major, Benny Ganz, ont décidé avant-hier d’agir dans les médias. C’est ainsi que de hauts responsables israéliens ont publiquement fait part des informations dont disposent les services de renseignements sur les projets d’attentat, afin de faire savoir aux terroristes que les forces de sécurité sont prêtes et, peut-être, les décourager d’agir. Les responsables militaires espèrent aussi que ces déclarations pousseront les forces de sécurité égyptiennes à accroître leurs efforts.