Ni le Ministère français des Affaires étrangères 
et européennes, ni la Haute représentante de l’Union Européenne 
pour les affaires étrangères 
et la politique de sécurité, 
Catherine Ashton n’ont condamné, n’ont regretté ou déploré.
Le sang a encore coulé en Syrie vendredi avec la mort de 31 manifestants principalement dans le sud, après l’appel sans précédent de l’Occident au départ du président Bachar al-Assad et de nouvelles sanctions de l’Union européenne. Sous le slogan "les prémices de la victoire", des manifestants ont bravé les forces de sécurité qui ont ouvert le feu, ont annoncé des militants. Selon l’OSDH, il y a eu 15 morts et 25 blessés dans des localités près de Deraa, berceau de la contestation dans le sud : huit à Ghabagheb, dont deux enfants de 11 et 16 ans, cinq à Hirak, un à Ankhel et un homme de 72 ans tombé sous les balles à Naawa.