L’équipe de « table ronde  » mise en place par le Premier ministre Netanyahu pour élaborer un programme d’allègements sociaux devra maintenant se réunir autour d’une très grande table. Au terme d’une nuit de revirements, le Premier ministre a complètement modifié son plan, celui de nommer un comité de sept ministres qui, assistés d’experts, devaient tenir une table ronde avec les représentants de la contestation sociale, des employeurs et des syndicats, afin de parvenir d’ici un mois à un accord global qui aurait été ensuite approuvé par le gouvernement.
Mais, dès le départ, le Premier ministre n’a pas su faire face aux pressions des ministres laissés en dehors du comité. Plusieurs d’entre eux ont aussi insisté pour que Yuval Steinitz ne préside pas le comité au motif qu’il « fait partie du problème  ». D’autres l’ont au contraire prévenu que si Steinitz n’est pas nommé à la tête du comité, il démissionnera. Netanyahu a eu aussi du mal à réunir des experts qui ne seraient pas accusé de partialité. La solution lui a été proposée par Yuval Steinitz en personne : Plutôt que de se battre avec les ministres, pourquoi ne pas demander au cabinet restreint économique et social tout entier d’approuver le plan qui sera élaboré par une équipe d’experts.
Le Premier ministre a décidé en outre de séparer le cabinet de l’équipe d’experts dirigée par Manuel Trachtenberg, président de la commission budgétaire du Conseil de l’enseignement supérieur et ancien conseiller économique du Premier ministre Ehud Olmert. C’est lui qui a été chargé par le Premier ministre de nommer les autres membres du groupe d’experts, ce qui devrait être fait dans les prochains jours.
Selon le nouveau plan adopté par le Premier ministre, c’est le groupe d’experts dirigé par M. Trachtenberg qui dialoguera avec les manifestants tandis que le cabinet se contentera d’approuver les recommandations.
Aux seize ministres qui constituent le cabinet économique et social s’ajouteront deux observateurs, les ministres Michaë l Eitan et Limor Livnat. D’un groupe de sept ministres on est passé à dix-huit, soit plus de la moitié du gouvernement. Certains ministres ont exprimé hier leur surprise, expliquant