La bourse de Tel Aviv a chuté hier suite à la dégradation de la note de la dette américaine. Au cours de cette journée, la plus mauvaise qu’ait connue le marché boursier israélien depuis 2008, l’indice TA 100 a perdu 7,20 %, le TA 25 a perdu 6,99 % tandis que le TA 75 a chuté de 8,04 %.
Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et le ministre des Finances, Yuval Steinitz, ont évoqué hier ces tendances négatives à l’heure où la « protestation des tentes  » a réuni samedi soir un nombre record de 300 000 manifestants. « Nous devons agir de manière économique responsable, tout en mettant en Å“uvre des corrections qui expriment notre sensibilité sociale. Je suis à l’écoute de la contestation, mais nous ne pourrons pas satisfaire tout le monde  », a déclaré le Premier ministre Netanyahu en ouverture du conseil des ministres.
Au cours de ce conseil des ministres, M. Netanyahu a annoncé la mise en place d’un groupe d’experts qui sera chargé de dialoguer avec les manifestants et remettra ses conclusions à un cabinet de dix-sept ministres.
M. Steinitz a adressé un message semblable à celui du Premier ministre : « Nous devons agir de manière responsable, préserver le cadre budgétaire et la politique économique. La dégradation de la note de la dette américaine ne représente pas directement un danger pour l’économie israélienne, mais c’est un avertissement qui montre que la crise n’est pas derrière nous  ».
Les dirigeants de la contestation sociale ont réagi à ces propos, déclarant que cette tentative de faire le lien entre la crise économique aux Etats-Unis et leurs revendications est une nouvelle manÅ“uvre du gouvernement. « On pourrait aussi bien remplacer les mots "crise économique aux Etats-Unis" par "tension à la frontière" ou "bombe iranienne". C’est un nouvel échelon dans la guerre médiatique  », a déclaré Régev Contes.
Le président de l’Organisation nationale des étudiants, Itzik Shmuli, a lui aussi estimé que le gouvernement cherche une nouvelle fois à fuir ses responsabilités : « Il y a un ouragan qui nous arrive des Etats-Unis et un autre ouragan qui vient du boulevard Rothschild. Si l’ouragan venu des Etats-Unis effraie plus Yuval Steinitz, cela signifie que nous devons poursuivre notre protestation  ».