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Le Conseil de Sécurité de l’ONU débat du règlement du conflit israélo-arabe et de la reconnaissance d’un état indépendant de Palestine
ONU
Article mis en ligne le 27 juillet 2011

Le Conseil de sécurité a examiné aujourd’hui la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, au cours d’un débat dont la trentaine de participants ont axé leurs commentaires sur la résolution du conflit israélo-arabe et la création d’un État palestinien. Les situations politiques en République arabe syrienne et au Liban ont également été évoquées.
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/CS10340.doc.htm

M. RON PROSOR (Israë l) a affirmé que des tentatives ont lieu pour trouver un cadre permettant la relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, ces efforts devant être « consistants  » et devant prendre en compte les intérêts vitaux des deux parties. Il a ensuite noté que « ceux qui défendent les intérêts des Palestiniens étaient toujours moins prompts àreconnaître àl’État d’Israë l le droit d’exister àl’intérieur de frontières sà»res  ». « La sécurité et la reconnaissance d’Israë l sont absolument essentielles pour assurer ànotre État un avenir viable », a-t-il insisté, indiquant que depuis le retrait israélien de Gaza et du Sud-Liban, le Hamas et le Hezbollah avaient tiré pas moins de 12 000 roquettes en direction d’Israë l.

« Pas besoin d’avoir inventer la poudre pour savoir que lorsque des roquettes s’abattent sur vos villes, vos écoles et vos citoyens, votre Gouvernement a le droit de se défendre  », a ensuite déclaré M. Prosor. Le représentant a ainsi estimé que sans accords de sécurité clairs entre les parties, il ne peut y avoir de garantie que « les terroristes, leurs armes et leurs munitions n’entreront pas en Cisjordanie après l’éventuelle création d’un État palestinien, comme aujourd’hui les armes parviennent àGaza  ». Ron Prosor a estimé qu’une paix durable dans la région sera conditionnée par la démilitarisation de tout futur État palestinien, « où l’éducation àla paix devra remplacer l’enseignement de la haine, de la violence et du martyr  ».

Le représentant israélien a ensuite reconnu les progrès réalisés par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie sur les plans économique et de la sécurité, avant d’estimer qu’en dépit de ces avancées réelles « l’Autorité ne contrôle pas la totalité de son territoire et n’a pas le monopole de l’usage de la violence  ». L’organisation « terroriste  » du Hamas contrôle de facto Gaza, a-t-il estimé avant d’interpeller directement l’Observateur permanent de la Palestine. « Au nom de qui présenterez-vous une résolution en septembre prochain, au nom de M. Abbas ou au nom du Hamas ?  », lui a-t-il demandé.

Mme ROSEMARY DICARLO (États-Unis) a rappelé que le Président des États-Unis, M. Barack Obama, a souligné les éléments sur lesquels devraient être basées les négociations palestino-israéliennes selon la vision qu’il a de la paix au Moyen-Orient. Elle a estimé que les questions concernant le statut permanent de la Palestine « ne peuvent être réglées qu’au cours de négociations entre les parties et non pas dans des enceintes internationales comme les Nations Unies  ». Elle a mis l’accent sur l’importance de la reprise des négociations directes. Elle a appuyé le désir qu’a l’Autorité palestinienne de renforcer ses capacités, tout en appelant le Hamas àmettre fin aux actes de terreur. Le Hamas doit notamment libérer sans condition, Gilad Shalit, le soldat israélien détenu depuis plus de cinq ans, a-t-elle estimé.

La représentante a indiqué que les États-Unis « n’appuieront pas de campagnes unilatérales en septembre prochain  », soulignant qu’un accord de paix n’est possible que s’il y a un accord entre les parties elles-mêmes. Elle a réitéré l’objectif de parvenir àdeux États vivant côte àcôte, en paix et en sécurité avec leurs voisins. Elle a appelé les parties àreprendre des mesures constructives, afin d’encourager le retour àla paix. Comme tout Gouvernement des États-Unis depuis des décennies, nous n’acceptons pas la légitimité des activités israéliennes de construction de colonies de peuplement, cette question devant être traitée comme les autres, a-t-elle dit. S’agissant de Gaza, elle a souligné les attentes légitimes qu’a Israë l en matière de sécurité et a appelé la communauté internationale àfournir une assistance essentielle aux habitants de Gaza.

Passant àla Syrie, la représentante a estimé que le Président Assad ne pourra pas arrêter la « transition en cours  » et indiqué que les États-Unis « soutiennent pleinement le peuple syrien  ». Nous demandons au Gouvernement d’arrêter la violence et de respecter les droits de l’homme, en particulier la liberté d’expression. Le Conseil de sécurité a des responsabilités dans ce domaine, si la violence continue en Syrie, a-t-elle dit. S’agissant du Liban, elle a demandé au Gouvernement libanais d’appuyer l’action des tribunaux spéciaux créés sur des questions affectant le pays.