La Ligue arabe s’adressera aux Nations Unies pour demander la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est pour capitale et l’admission de cet Etat comme membre à part entière de l’assemblée générale de l’ONU. C’est ce qu’ont annoncé hier les membres de la Ligue réunis au Qatar.
Les représentants des pays membres du comité de suivi de l’initiative de paix ont ainsi adopté la position palestinienne quant à l’obtention d’une reconnaissance de l’Etat palestiniens par les institutions de l’ONU. C’est ce qu’a déclaré hier le chef de l’équipe palestinienne de négociation, Saë b Erekat. Selon la déclaration du comité, la Ligue arabe a pris cette décision conformément au discours prononcé en mai par le président américain, Barack Obama, et dans lequel il a appelé à la création de deux Etats sur la base des frontières du 4 juin 1967.
Cette déclaration de la Ligue arabe est un appui important pour le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, mais n’a pas, au-delà de ce soutien, de véritable répercussion. Selon Saë b Erekat, l’Autorité palestinienne compte tout faire à présent pour que la Palestine devienne membre à part entière de l’ONU. Il a ajouté que la Ligue arabe va s’adresser à tous les pays qui n’ont pas encore reconnu l’Etat palestinien pour leur demander de le faire et a exprimé l’espoir que les Etats-Unis n’opposeront pas leur veto à la demande palestinienne au Conseil de sécurité.
Un sondage réalisé à la demande de l’organisation The Israel Project par l’institut de recherche palestinien de Nabil Kukali en collaboration avec l’institut américain de Stanley Greenberg fait apparaître des données que les deux camps politiques en Israë l, la droite comme la gauche, seront ravis d’exploiter. En effet certains de ces chiffres renforcent l’opinion selon laquelle du côté palestinien on ne recherche pas l’escalade et « il y a quelqu’un à qui parler  » tandis que d’autres indiquent qu’il « n’y pas d’interlocuteur  » palestinien.
Selon ce sondage, 65 % des Palestiniens pensent qu’« il est temps d’engager des contacts diplomatiques  », contre 30 % qui estiment qu’« il est temps d’opposer une résistance violente  ». 52 % sont favorables à une reprise des négociations contre 43 % qui sont favorables à ne pas engager de dialogue avec le Premier ministre Netanyahu.