Israë l doit entamer un dialogue avec des mouvements d’opposition en Syrie, pour se préparer au lendemain des événements violents dans le pays. C’est là une des recommandations adressées au gouvernement au terme d’une réunion confidentielle qui s’est tenue cette semaine à Jérusalem en présence de hauts responsables politiques.
Pour autant que l’on sache, c’est la première fois depuis l’accession au pouvoir de Hafez al-Assad, père du président actuel, que des responsables politiques, et non militaires, suggèrent un dialogue avec l’opposition syrienne. L’objectif d’un tel dialogue serait de se préparer à la période qui suivra les événements violents actuels, pour minimiser le préjudice que pourrait subir Israë l. Au cours de la réunion, des responsables ont vivement critiqué le Premier ministre pour n’avoir pas encore débattu de la situation en Syrie au sein du Forum des huit ou du cabinet restreint.
Pour l’heure, les avis sont partagés quant à l’attitude qu’Israë l doit adopter face à la Syrie. Certains estiment qu’Israë l doit s’abstenir de toute action et attendre patiemment pour voir comment la situation évoluera. D’autres affirment que le régime de Bachar al-Assad demeure légitime et que divers efforts sont faits pour réconcilier opposants et partisans à Assad et que, par conséquent, il faut souhaiter la survie du régime.
D’autres responsables affirment en revanche que Bachar al-Assad a perdu sa légitimité et son contrôle du pays. Les participants à la réunion ont également évoqué l’attitude du gouvernement américain face aux événements en Syrie, affirmant qu’à Washington aussi les avis sont partagés quant à la nécessité de renverser le régime d’Assad.