Les Etats-Unis et l’Union européenne élaborent un nouvel ensemble de sanctions sévères contre l’Iran qui comprendront des restrictions draconiennes dans le domaine financier, le renforcement du contrôle des banques et des mesures contre les pays qui ne collaboreront pas avec les sanctions contre le régime des ayatollahs. Ces nouvelles sanctions seront finalisées dans les prochaines semaines et mises en Å“uvre prochainement. Selon des hauts responsables israéliens, il s’agit là « d’un ensemble de mesures sérieux qui comprend des restrictions draconiennes qui nuiront beaucoup à l’économie iranienne  ».
Ces sanctions ne seront pas adoptées dans le cadre des Nations-Unies et du Conseil de sécurité, à cause de l’opposition de la Chine et de la Russie. Il s’agit cette fois d’une démarche américaine à laquelle participe l’Union européenne.
Les mesures les plus sévères, qui interdiraient l’importation de pétrole iranien ou la vente de produits raffinés à l’Iran, ont été reportées à plus tard. En effet, il existe dans ce domaine un désaccord entre le Congrès américain, qui fait pression pour que soient adoptées des lois qui permettent le boycotte pétrolier de l’Iran, et le gouvernement américain, qui préfère agir de manière plus progressive.
Dans le cadre des prochaines sanctions, le Département d’Etat américain renforcera ses activités contre les entreprises impliquées dans le marché de l’énergie iranien, la Grande-Bretagne rompra ses relations avec le système bancaire iranien, la France restreindra l’accès par internet de Téhéran aux systèmes internationaux de défraiement et le Qatar et le Bahreïn collaboreront au boycott des hommes d’affaires iraniens.
Ces sanctions sont en cours de finalisation à Washington, en coordination avec les pays européens, notamment Londres et Paris. Les Français sont considérés comme les principaux tenants d’une ligne ferme contre Téhéran, aux côtés des Américains. On estime que ces sanctions resserreront nettement l’étau économique autour de l’Iran et accentueront les pressions sur le régime iranien.
Selon un responsable israélien, « c’est une démarche importante, les sanctions fonctionnent et font leur effet. C’est une direction positive et encourageante  »