Les dirigeants palestiniens, sous la houlette du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont adopté hier une décision officielle selon laquelle ils demanderont aux institutions de l’ONU de reconnaître un Etat palestinien au mois de septembre. Cette décision a été prise par le comité exécutif de l’OLP et le comité central du Fatah qui, ensemble, forment la plus haute instance palestinienne.
Cette décision empêche dans les faits la reprise des pourparlers entre les parties et ce, bien que Mahmoud Abbas ait laissé entendre ces dernières semaines qu’en cas de reprise, les Palestiniens reconsidéreraient leur décision de se tourner vers l’ONU. Le message que l’Autorité palestinienne adresse par là aux Etats-Unis et à Israë l est qu’elle ne craint pas un affrontement direct avec Washington et que les Palestiniens ne cherchent pas de prétexte pour faire machine arrière et renoncer à demander une reconnaissance internationale.
Dans le communiqué publié hier, les dirigeants palestiniens demandent aux pays du monde de soutenir un Etat palestinien dans les frontières de 1967 ce qui, selon eux, facilitera la reprise des pourparlers sur la base de l’initiative arabe, des décisions du Quartette et des grandes lignes évoquées par le président Barack Obama.
En attendant, Tsahal tiendra aujourd’hui et demain une journée de formation en vue d’un embrasement qui pourrait se déclencher dans les territoires et le long des frontières à l’approche de la déclaration d’indépendance palestinienne de septembre. A cette formation, dirigée par le chef d’état-major, Benny Ganz, participeront toutes les unités concernées.