Le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, n’est pas certaine que l’ONU se prononcera en septembre sur la reconnaissance de l’Etat palestinien. Dans une interview au Haaretz, elle explique qu’on ignore encore de quelle manière sera formulée la proposition de résolution : « La position de la communauté internationale dans son ensemble, et de l’UE en particulier, dépendra beaucoup du contenu de la proposition. Il est très possible que le texte qui sera soumis au vote de l’ONU sera tel que l’Union européenne n’aura aucune difficulté à voter en sa faveur  ».
Mme Ashton s’est rendue il y a une semaine en Israë l et dans les territoires palestiniens où elle a rencontré le Premier ministre Binyamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. A la veille de son voyage, elle a adressé une lettre aux membres du Quartette dans laquelle elle propose d’adopter la formule du président Obama selon laquelle les frontières de 4 juin 1967, avec des échanges de territoires, serviront de point de départ aux pourparlers entre Israë l et les Palestiniens.
« L’Union européenne fait des efforts notables pour relancer les pourparlers avant le vote, mais je pense que la clé est entre les mains du Quartette qui peut parvenir à calmer les esprits dans les deux camps. J’estime que l’élément déterminant de ce conflit n’est pas seulement de comprendre pourquoi les questions fondamentales sont importantes pour l’autre. Il est, à mon avis, tout aussi important que les parties aient le sentiment que si elles prennent des risques en entamant des pourparlers, la communauté internationale sera à leurs côtés. C’est pourquoi il est extrêmement important de trouver le cadre adéquat qui permettra aux deux camps de commencer à se parler  ».