« L’engagement des Etats-Unis pour la sécurité d’Israë l est indéfectible. Nous nous opposerons vivement à toute tentative de délégitimer Israë l dans les forums internationaux  ». C’est ce qu’a déclaré le président Barack Obama au président Shimon Pérès lors de leur rencontre à la Maison Blanche.
Au cours de cet entretien, le président Américain a souligné son opposition à toute tentative de la part de la communauté internationale d’imposer à Israë l une initiative de paix. Il a néanmoins indiqué que vu la nouvelle réalité qui s’établit au Moyen-Orient, Israë l ne devrait pas manquer l’occasion de mettre fin au conflit avec les Palestiniens et ce, afin de ne pas servir les intérêts de ceux qui souhaitent porter atteinte à la paix israélo-égyptienne et israélo-jordanienne.
Le président Pérès a appelé son homologue américain à ne pas réduire l’implication américaine dans les efforts pour la reprise des pourparlers et de ne pas laisser le terrain aux Européens. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’Israë l n’a pas l’intention de suspendre la construction à Jérusalem. Selon lui, cette construction se poursuivra, « au moins pendant les négociations  ». La construction en Cisjordanie sera elle limitée aux « zones construites  », ce terme devant vraisemblablement signifier les blocs d’implantations. « M. Netanyahu est au courant de toutes les nouvelles idées que j’ai présentées au président Obama  », a déclaré enfin M. Pérès.
Plus tard dans l’entretien, Obama s’est engagé à ce que les Etats-Unis financent prochainement quatre nouveaux systèmes de défense anti-roquettes « Dôme de Fer  ». Il s’est également engagé à ce que les Etats-Unis fassent tout leur possible pour empêcher la Russie de fournir à la Syrie des armements « altérant l’équilibre  », dont des missiles anti-char et des missiles sol-air de type S-300. Enfin, Obama a confirmé que les avions furtifs commandés par Israë l lui seraient livrés à la date prévue, sans retardements.
Durant leur entretien, Shimon Pérès a explicitement et ouvertement demandé au président américain de faire grâce à l’espion israélien Jonathan Pollard. Le président Obama n’a pas réagi, mais dans l’entourage du président israélien l’on indiquait hier que M. Pérès avait l’impression que M. Obama était attentif à sa demande.