Yitzhak Molho, l’émissaire du Premier ministre aux pourparlers avec les Palestiniens, a refusé d’accuser réception d’un document dans lequel sont détaillées les positions des dirigeants palestiniens concernant les questions fondamentales des négociations.
Un diplomate affirmait hier que le chef de l’équipe de négociation palestinienne, Saë b Erekat, a voulu remettre ce document à M. Molho lors de leur rencontre à Washington il y a quelques semaines, en présence de hauts fonctionnaires américains et notamment de l’émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell. Le document précise les positions palestiniennes telles qu’elles ont été présentées auparavant à M. Mitchell au cours des pourparlers indirects.
Hier on a appris que les dirigeants palestiniens ont l’intention, en collaboration avec des pays arabes, de déposer auprès du Conseil de sécurité un projet de résolution dans laquelle il serait établi que toutes les colonies sont illégales et doivent être évacuées. Cette nouvelle initiative remplace celle qui consisterait à déposer auprès du Conseil de sécurité un projet de résolution portant sur la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967.
Les Palestiniens estiment en effet que les Etats-Unis opposeront leur veto à la reconnaissance d’un Etat palestinien qui ne serait pas le résultat d’un accord avec Israë l mais qu’ils auront du mal à s’opposer à une résolution affirmant que les colonies sont illégales au regard du droit international.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a déclaré hier, lors d’une réunion du groupe parlementaire Likoud : « J’ai entendu hier l’interview accordée par Abou Mazen à la première chaîne. Je préférerais discuter avec lui en personne. Le débat sur les nouvelles constructions est un débat artificiel. Il s’agit d’un ajout marginal aux constructions existantes qui n’aura pas d’impact sur un éventuel accord avec les Palestiniens. Si les Palestiniens cherchent des problèmes à tout prix, nous ne pourrons pas avancer. S’ils veulent résoudre des problèmes, j’ai plusieurs idées quant aux moyens de surmonter nos divergences. Une des questions principales est la sécurité : Nous avons du mal à voler à proximité de Gaza car ils ont des missiles anti-aériens. Imaginez ce qui se passerait s’ils avaient des missiles capables d’abattre des avions au-dessus de l’aéroport Ben-Gourion. Les solutions doivent être efficaces et à long terme  ».