Alors qu’Israë l essaie de se remettre des événements violents à bord du Marmara, un nouveau bateau est déjà en route vers Gaza pour briser le blocus. Cette fois-ci, proclament les organisateurs, les choses se passeront autrement
« Si nous sommes arraisonnés, je suggère à l’équipage du bateau et à ses passagers de rester assis calmement et de lever les mains, pour que les soldats ne puissent pas dire que nous les avons attaqués  », a indiqué hier Derek Graham, un des principaux militants à bord du Rachel-Corrie. « Nous sommes engagés dans une mission de paix  », a-t-il ajouté.
Parti de Malte lundi, le Rachel-Corrie se trouve à présent à quelques centaines de kilomètres à l’ouest de Gaza, au large de la Lybie, et il devrait gagner les eaux au large de Gaza vendredi ou samedi. Israë l est depuis quelques jours en contact avec les autorités irlandaises dans le but de convaincre le Rachel-Corrie d’aller à Ashdod plutôt qu’à Gaza.
Ce bateau porte le nom de l’activiste américaine Rachel Corrie, tuée par un bulldozer de Tsahal alors qu’elle manifestait à Gaza en 2003. A son bord se trouvent quinze militants, pour des Irlandais la plupart, dont Mairead Corrigan, prix Nobel de la paix et célèbre militante pro-palestinienne d’Irlande du Nord, et Denis Halliday, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU.
Le gouvernement irlandais a indiqué qu’il suivait l’affaire de près et attendait d’Israë l qu’il laisse passer le bateau. « Nous avons dit à Israë l que nous attendions de lui qu’il fasse preuve de retenue, que nous ne souhaitons pas que le bateau soit intercepté dans les eaux internationales ; nous n’aimerions pas voir les événements de cette semaine se reproduire  », a déclaré le ministre irlandais des Affaires étrangères.