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6 millions de larmes / Zvi Zinger et Noah Kliger – Yediot Aharonot
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israë l
Article mis en ligne le 12 avril 2010

« S’il y a une leçon que nous avons tiré de la Shoah, c’est qu’il est interdit de se taire et de reculer face au mal  », a déclaré hier le Premier ministre Netanyahu lors de la cérémonie officielle de la Journée de commémoration de Shoah et de l’héroïsme qui s’est tenue hier soir àYad Vashem. « L’échec historique des sociétés libres face àla bête nazie était qu’elles ne se sont pas dressées contre elle àtemps, quand on pouvait encore l’arrêter  », a déclaré le Premier ministre.

« Nous sommes aujourd’hui témoins de ce feu de haine àla fois nouveau et ancien, la haine des Juifs, qui est exploitée aujourd’hui par les organisations et les régimes de l’islam radical et, en premier lieu, par l’Iran et ses acolytes  ».

« Les dirigeants iraniens se hâtent de développer des armes nucléaires et déclarent ouvertement vouloir exterminer Israë l. Mais face àces appels répétés àgommer Israë l de la carte nous assistons, dans le meilleur des cas, àune protestation molle qui, même elle, s’évanouit peu àpeu. On n’entend pas cette protestation ferme si nécessaire, cette condamnation forte, cette clameur. Le monde fait comme si de rien n’était, certains allant même jusqu’àdiriger les critiques contre nous  ».

« Aujourd’hui, soixante-cinq ans après la Shoah, nous devons le dire franchement : Ce qui est révoltant c’est l’absence de révolte. Le monde accepte peu àpeu les appels àl’extermination d’Israë l lancés par l’Iran et nous ne voyons toujours pas la détermination internationale nécessaire qui pourrait stopper sa course àl’armement  », a déclaré le Premier ministre.

M. Netanyahu a appelé les nations éclairées à« se dresser et condamner avec une force et une fermeté véritables la volonté exterminatrice de l’Iran et stopper sa course àl’armement nucléaire. Il ne peut y avoir de tolérance sans limite et cette limite doit être établie. C’est làune question que tous les pays éclairés doivent aborder  ».

Le président Shimon Pérès a lui aussi consacré l’essentiel de son discours au dossier iranien : « Il est de notre droit et de notre devoir de réclamer des nations du monde qu’elles ne fassent pas ànouveau preuve de cette indifférence qui àfait des millions de victimes  », a-t-il déclaré.