L’annonce hier par l’Iran du passage à un enrichissement d’uranium de plus haut niveau, a ravivé la tension avant la procédure qui doit mener au durcissement des sanctions contre le régime iranien. Il semble que les Iraniens aient compris que les Etats-Unis et ses alliés occidentaux ont cessé de croire à leurs manipulations et sont décidés à imposer de nouvelles sanctions. C’est pourquoi ils font grimper les enchères.
A ce stade, il est difficile de prévoir dans quelle mesure le gouvernement Obama sera ferme face aux Iraniens. L’espoir d’Israë l c’est que face à l’embarras dans lequel les a placés la Corée du Nord et aux critiques de plus en plus vives de la communauté internationale, les Américains feront cette fois-ci preuve de suffisamment de fermeté.
La crise iranienne est en toile de fond des échanges de menace de la semaine dernière entre Israë l et la Syrie. James Jones, le conseiller pour la sécurité nationale du président Obama, l’a fait comprendre dernièrement lorsqu’il a prévenu que l’Iran pourrait réagir à de nouvelles sanctions en attaquant Israë l par l’intermédiaire du Hezbollah et du Hamas. Le général Jones n’a cependant pas évoqué un chainon essentiel de cet axe radical : la Syrie. L’implication de Damas dans un tel conflit le transformerait en affrontement régional.
Au-delà de la nécessité de se préparer à un possible affrontement avec le Hezbollah, Israë l doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour exclure la Syrie de la coalition iranienne. C’est pourquoi le ministre de la Défense et la chef d’état-major recommandent la reprise des pourparlers avec Damas. Toutefois, pour que cette tentative ait des chances d’aboutir, Israë l a besoin de l’implication des Etats-Unis.