Ce samedi, il faisait si beau dans les rues de Tel-Aviv, si calme, si bon à vivre, que j’ai décidé de bouder l’actualité. En allant rejoindre un copain au café, du côté de la Rehov HaHashmal, je suis passé devant une synagogue où résonnaient les chants qui accompagnent la sortie du Sefer Torah. La ville était encore endormie, les rues presque désertes, baignant dans un calme aussi serein que celui qui règne sur une petite ville de province, en France, un dimanche matin. La nuit avait été calme. Pour une raison ou une autre, ni les Houthis du Yémen, ni les terroristes de Gaza, ne nous ont gratifiés d’une alerte aux missiles. Rien, en fait, n’évoquait un pays en guerre.
"Mon Shabbat à Tel-Aviv", par Raphaël Jerusalmy
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Article mis en ligne le 8 juin 2025