D’Alep à Damas, l’autoroute syrienne du renouveau
Le Point.fr
Article mis en ligne le 5 janvier 2025
Cela faisait douze ans qu’on ne mangeait plus de bananes à Damas. Ni la petite banane sucrée d’Anamur, produite en Turquie, ni sa lointaine cousine d’Équateur ne parvenaient plus jusqu’à la capitale syrienne. Depuis le début de la guerre civile, en 2012, et la partition du pays entre le régime de Bachar el-Assad et les zones tenues par les rebelles, dans le Nord, la principale route d’approvisionnement commerciale était entrecoupée de barrages et de checkpoints ; elle était même régulièrement l’enjeu de violents combats.