Dans un monde aussi creux que celui de la société de consommation et du spectacle, il faut bien reconnaître que l’être humain ne se sera sans doute jamais autant interrogé sur son identité. On a, en effet, ce sentiment d’assister à une introspection colossale sur le « je  » et le « tu  ». Malheureusement, des contradictions apparaissent et il se pourrait bien que nous passions, une fois n’est pas coutume, à côté de l’essentiel.
Tout le monde l’aura remarqué, un nouveau label branché a fait son apparition dans le jargon médiatico-twitto-facebookien : « appropriation culturelle  ». L’idée (pas si récente que ça) est de prolonger le concept de néocolonialisme jusque dans ses derniers retranchements : « Ma culture n’appartient qu’à moi, mon histoire ou l’histoire de mes ancêtres, également.  »
L’appropriation culturelle, on appelle ça l’empathie
"Je suis Juif, Charlie, Flic..." justement parce que je ne le suis pas
par Sarah Borensztein | causeur.fr
Article mis en ligne le 22 septembre 2018