A l’approche du premier tour de l’élection présidentielle française le 22 avril 2012, les « conseils de vote  » se sont multipliés en direction des Français musulmans, particulièrement courtisés par la classe politique et marqués par un taux élevé d’abstention ainsi que par l’ancrage à gauche : appels à voter pour Marine Le Pen, exhortations à un « vote halal  », suggestions de ne pas voter en 2012 pour le Président/candidat Nicolas Sarkozy pour le punir de ses positions sur l’islam et l’immigration… Présente lors de scrutins syndicaux, la thématique du "vote halal" a perduré en France - élections législatives (juin 2012), municipales (2014) et régionales (2015) et à l’approche de celle présidentielle de 2017 - et hors de l’hexagone. Le 21 aoà »t 2016, déclarant sa candidature à la plus haute fonction du pouvoir exécutif, l’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg a visé ce "vote musulman".
Un « vote halal  » en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Israë l
Veronique Chemla
Article mis en ligne le 30 août 2016