Les égouts de Vichy n’arrivent toujours pas à être vidés et chaque année apporte son flot de révélations sur ce passé qui refuse de trépasser. Un récent et remarquable film documentaire de Michaë l Prazan a opportunément rappelé le temps infiniment long déployé depuis la Libération jusqu’à la déclaration du Président Chirac de 1995 à l’occasion de la commémoration du Vel d’hiv. ("Vichy, la mémoire empoisonnée" France 3, diffusé le 16 mai) "Ce jour là , la France avait commis l’irréparable" avait déclaré le Président de la République, rompant ainsi avec la ligne déterminée par de Gaulle et maintenue par Mitterrand : la République n’était pas comptable des crimes de la collaboration et la France n’avaient rien à se reprocher du moment de Vichy.
"Les bus de la honte", ce passé qui n’est toujours pas passé
Jacques Tarnero | Huffington Post
Article mis en ligne le 28 mai 2016