On le tient chef ! Un an après l’assassinat de quatorze personnes à la rédaction de Charlie Hebdo, Riss nous livre le nom – et la trombine – du coupable à la une du numéro anniversaire. « L’assassin court toujours  » et cet assassin c’est Dieu soi-même. Voilà qui est bien pratique : si c’est Dieu le coupable, personne ne l’est. Ou tout le monde. Pas de risque de stigmatiser qui que ce soit. Dieu a le dos et l’esprit larges : il peut endosser les crimes passés et à venir de n’importe qui, sans discrimination liée à la religion.
Tout de même, pour accuser Dieu, il faut sacrément croire en lui. On pensait plutôt que les gens de Charlie Hebdo étaient du genre à proclamer que Dieu est mort et à aller déconner sur sa tombe.
Quand Charlie charrie. Tous coupables ? Pas d’accord !
Elisabeth Lévy | Causeur
Article mis en ligne le 5 janvier 2016