Toutes les cartes ne sont pas encore redistribuées. Mais il ressort des événements récents de nouvelles orientations.
Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, fait mine de se retirer de responsabilités dont il n’est pas chargé légalement. Il exerce la présidence de l’AP depuis 5 ans sans avoir été élu par le peuple. S’il n’y a pas eu d’élections à Ramallah, c’est par crainte de voir le Hamas s’emparer du pouvoir dans toute la zone arabe. Car il y a une règle classique au Moyen Orient, peu connue en Occident : in fine, le citoyen lambda, "dit modéré", s’aligne toujours sur l’extrême, sur celui qui lui semble le plus adapté pour la voie extrême. Pourtant depuis dix ans, Abou Mazen n’a pas cessé d’inciter sa population contre Israë l, jusqu’à empêcher "les juifs de salir de leurs pieds le Mont du Temple"- Il n’a pas cessé d’alimenter la haine du juif dans les écoles, les medias et sur la scène internationale. Mais aux yeux du peuple qu’il a contribué à conditionner, c’est le Hamas qui mène la lutte armée contre Israë l et c’est à lui qu’il faut confier le pouvoir.
Un arrangement temporaire de non belligérance semblait avoir été conclu entre le Hamas et Israë l. Mais dans la bande de Gaza aussi, il y a plus extrémiste qu’Ismaïl Hanyeh, les sbires de l’Etat Islamique et ceux du Guide Suprême Iranien Ali Khamenei. Et ceux-ci cherchent à déstabiliser le voisin israélien par des tirs de roquettes.
Conclusion : pour les années à venir, oubliez l’état palestinien et comptez sur Tsahal pour maintenir un semblant d’ordre, dans cette minuscule partie du monde que nombre de parties convoitent aujourd’hui.
De nouvelles donnes au Moyen Orient
Par Albert Soued, écrivain
Article mis en ligne le 1er octobre 2015