Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

Encore une année est passée / Télem Yahav, Matan Tzuri et Lior El-Haï – Yediot Aharonot
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israë l
Article mis en ligne le 29 août 2011

1 890 jours, plus de six ans, et un sixième anniversaire seul, prisonnier. Cette année encore, la famille Shalit a tenté, àl’occasion de ce qui aurait dà» être un jour de fête pour Guilad, de rappeler àtous qu’il est encore vivant et que le temps ne joue pas en sa faveur

Le principal événement de cette triste journée du vingt-cinquième anniversaire de Guilad Shalit s’est déroulé au point de passage d’Erez, au terme d’un défilé et d’une visite sur le lieu où a été commis l’enlèvement. Près de cent cinquante personnes, pour la plupart des habitants de la région, ont participé àcet événement.

Noam Shalit a exprimé l’espoir que « prochainement, nous nous réunirons ici, au point de passage, pour y accueillir Guilad  » avant d’ajouter : « Des dirigeants qui sont capables d’abandonner un soldat qu’ils ont envoyé en mission mais sont incapables de faire face aux risques bien connus, ne sont pas capables de diriger  ». Aux cris de « Bibi, rentre àla maison  » Noam Shalit a répondu : « Avant que Bibi rentre chez lui, Guilad doit rentrer chez lui  ». La députée Tzipi Hotovely du Likoud a prononcé un discours dans lequel elle s’est exprimée contre un échange de prisonniers ce qui lui a valu d’être chassée de l’événement.

Dans la matinée, la famille Shalit a, pour la énième fois, manifesté devant le bureau du Premier ministre àl’heure du conseil des ministres, mais les ministres sont entrés par une porte àl’arrière du bâtiment. A leur retour sous la tente érigée en face de la résidence du Premier ministre, les Shalit ont eu droit àla visite du l’ambassadeur adjoint de France en Israë l, Nicolas Roche, qui leur a remis deux lettres, l’une adressée àGuilad par le président Nicolas Sarkozy et l’autre adressée àNoam et Aviva Shalit par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

« Cher Guilad, ce nouvel anniversaire que vous passez en captivité est pour moi l’occasion de vous dire àla fois ma solidarité et mon indignation face au sort injustifiable qui vous est imposé depuis votre enlèvement  », écrit le président français. « Vos 25 ans, vous ne les fêterez pas avec votre frère Yoë l, votre sÅ“ur Hadas et vos parents, tous admirables de dignité et de détermination depuis le premier jour. Car, au moment où tant de bouleversements touchent le Moyen-Orient au nom de la liberté et du respect de l’individu, cette liberté vous est obstinément refusée  ».

Le président Sarkozy conclut sa lettre par une promesse : « La France ne vous oublie pas ; nous sommes au contraire particulièrement proches de vous en ce triste anniversaire que vos ravisseurs vous auront ànouveau empêché de passer libre, avec ceux que vous aimez. Soyez assuré, cher Guilad, de toute mon affection et de la force de mon engagement pour votre libération  ».

« Guilad est àce jour l’otage français qui a fait l’objet de la détention la plus longue. Cette situation ne peut plus durer  », écrit M. Juppé àNoam et Aviva Shalit. Le chef de la diplomatie française estime que le renouveau des efforts de médiation égyptiens doit nous encourager et affirme que la France continuera d’exiger qu’un droit de visite soit accordé àla Croix Rouge. « La France ne baissera pas les bras. Elle se mobilisera tant que Guilad Shalit ne sera pas ànouveau un homme libre, de retour àvos côtés  », promet M. Juppé.