Le Premier ministre Netanyahu a fait savoir hier qu’il ne s’assiérait pas à la table des négociations avec les dirigeants des protestations. Ils a appelé les protestataires à s’adresser à la commission qui sera mise en place d’ici quelques jours et qui les rencontrera dans le cadre d’une table ronde. L’annonce de la nomination de cette commission prend du retard, plusieurs hommes d’affaires ayant refusé d’y participer.
Hier soir, une cinquantaine de maires du Likoud se sont réunis pour manifester leur soutien au ministre des Finances, Yuval Steinitz, et au Premier ministre Netanyahu. Les participants à cette réunion ont tenté de ridiculiser les protestations à qui mieux mieux. Le plus virulent a été le maire de Nésher, David Amar, qui a déclaré : « Ne croyez pas ce que vous voyez. La situation en Israë l est bonne. Si vous allez boulevard Rothschild à une heure du matin, vous verrez tout le monde avec des narguilés et du sushi. Vous appelez cela une protestation ?  »
Le gouverneur de la Banque d’Israë l, Stanley Fischer, a dit hier avoir été surpris de l’ampleur de la contestation sociale. « Il y avait peu de signes prémonitoires. La situation économique est bonne avec un taux de chômage bas. A la base de cette protestation on trouve l’inquiétude des classes moyennes. Il faut se focaliser sur leurs problèmes et les résoudre dans la mesure du possible. Le gouvernement devra prendre des décisions difficiles. Il n’y a pas de solution magique aux problèmes et on ne peut tout corriger en un jour ni dégainer des solutions en un jour ou deux. Il faut élaborer des plans et créer des équipes de suivi  ».