La rencontre des représentants du Quartette, qui ont dîné hier soir ensemble, a duré plus de deux heures. Les participants au dîner ont qualifié la rencontre d’« excellente  », mais elle s’est conclue sans déclaration commune. « Ces rencontres n’ont pas pour but de produire des déclarations mais sont l’occasion de se rencontrer, de s’entretenir des différents sujets et de rechercher les moyens de promouvoir le processus de paix  », a déclaré un haut responsable américain à des journalistes au terme de la rencontre.
« Il existe encore des divergences entre les parties et il faut y remédier avant que le Quartette puisse publier une déclaration commune. Il y a encore du travail à faire, les représentants du Quartette continueront à s’impliquer et à faire tout ce qu’ils peuvent pour faciliter les pourparlers. Une action diplomatique discrète est encore nécessaire pour résoudre les divergences. Le président a dit que quand les parties seront prêtes, nous serons prêts à les aider et nous le ferons lorsque nous verrons des signes en ce sens et que nous aurons une idée de ce qui peut être fait au niveau du calendrier. On ne sait pas exactement ce que les Palestiniens veulent obtenir en septembre. Mais, au bout du compte, tout dépend des parties elles-mêmes. Nous ne pouvons que proposer une voie et faire en sorte que l’effort se poursuive  ».
Les représentants du Quartette – le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, son homologue russe, Sergueï Lavrov, le haut représentant de l’Union européenne, Catherine Ashton, et le représentant spécial du Quartette, Tony Blair – se sont réunis au Département d’Etat pour comparer leurs positions et tenter de trouver une formule qui permettra de rasseoir Israéliens et Palestiniens autour de la table des négociations, sans y parvenir.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec Hillary Clinton avant la rencontre, Catherine Ashton a évoqué le projet palestinien de s’adresser à l’ONU : « Nous ne savons pas encore quelle genre de décision sera soumise au vote et nous devrons tous prendre nos décisions sur la base de ce qui sera proposé. Mais le plus important c’est de créer une réalité, et c’est ce à quoi nous travaillons avec les deux camps  ».
La secrétaire d’Etat américaine a ajouté : « Nous essayons de faire avancer les négociations car une décision, une annonce ce n’est pas un accord. La voie qui mène à deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité passe par des pourparlers directs. Plus les parties les reprendront rapidement, plus vite nous aurons un résultat  ».
Selon un haut responsable américain qui participait à la rencontre, les participants ont réaffirmé leur soutien au discours sur le Proche-Orient prononcé en mai par le président Obama et ont appelé à la reprise des pourparlers sans conditions préalables.