Le vice-premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, a déclaré hier lors du conseil des ministres que l’Iran et le Hezbollah, qui cherchent à créer un nouveau foyer de tension avec Israë l, se cachent derrière la requête adressée à l’ONU par le Liban quant à sa frontière maritime avec Israë l. Le gouvernement a approuvé hier le tracé de la frontière maritime.
« Nous avons signé avec Chypre un accord qui est conforme à celui qu’ont signé Chypre et le Liban. Lorsque nous avons annoncé la découverte de gisements de gaz, les Iraniens et le Hezbollah ont décidé que c’est un bon sujet de friction. Ils agissent de manière délibérée pour créer un conflit, comme avec les fermes de Shabaa  », a déclaré M. Yaalon.
Hier on a appris qu’Israë l s’oppose à ce que la solution à cette dispute soit imposée par l’ONU ou par les Etats-Unis. Selon un haut responsable du bureau du Premier ministre, cette question ne sera résolue que par des négociations directes avec le Liban dans le cadre desquelles seront abordées toutes les disputes frontalières entre les deux pays. De son côté, le Liban a accusé hier Israë l de violer la loi internationale.
Malgré la position israélienne, le gouvernement américain a l’intention d’étudier avec des experts de l’ONU la ligne tracée par Israë l pour examiner comment on peut aider les parties à résoudre la dispute par la négociation.
Le gouvernement a approuvé hier les six coordonnées de la ligne israélienne qui part de Rosh Hanikra pour se terminer en Méditerranée à deux cents kilomètres de la côte, là où commence la frontière maritime entre Israë l et Chypre.
Le Premier ministre Netanyahu a déclaré au cours du conseil des ministres que le tracé présenté par le Liban à l’ONU est situé nettement au sud de la ligne proposée par Israë l. « La ligne libanaise contredit celle dont ont convenu Israë l et Chypre mais aussi celle dont ont convenu le Liban et Chypre en 2007  », a-t-il déclaré.
Selon des responsables militaires israéliens, la démarche libanaise est une démarche diplomatique et politique et, pour l’heure, il n’existe pas de véritable risque d’affrontement militaire autour de la frontière maritime et des gisements gaziers. Pour ces responsables, le Hezbollah est surtout préoccupé aujourd’hui par la lutte de survie du président syrien, Bachar Assad, et par les luttes politiques internes au Liban et ne souhaite pas un affrontement direct avec Israë l.